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🩺 Cancer du rein — Cochin AP-HP

Radiologie Interventionnelle · Hôpital Cochin AP-HP · Paris

🩺 Centre de référence · Paris 14e

🩺 Cancer du rein — Centre de référence

Uroscanner · IRM · Biopsie · Cryoablation · Radiofréquence · Embolisation · RCP onco-urologie

📖 Centre de référence du cancer du rein — Cochin AP-HP

L'hôpital Cochin AP-HP est un centre de référence pour la prise en charge du cancer du rein, du diagnostic par imagerie jusqu'aux traitements mini-invasifs. Notre département de radiologie réunit, sur un même site, l'imagerie diagnostique experte (uroscanner, IRM, échographie) et les traitements percutanés guidés par l'image (ablation, biopsie, embolisation), avec un équipement de pointe — dont le Nexaris Angio-CT à scanner photon-counting.

Chaque dossier est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) d'onco-urologie, avec les équipes d'urologie, d'oncologie et de chirurgie. Pour les petites tumeurs, l'ablation percutanée offre une alternative à la chirurgie en préservant au maximum la fonction rénale. 100 % AP-HP, sans dépassement d'honoraires.

📚 Comprendre le cancer du rein

Le cancer du rein le plus fréquent est le carcinome à cellules rénales (dont le sous-type le plus courant est le carcinome à cellules claires). Il se développe le plus souvent après 50 ans et touche un peu plus les hommes que les femmes.

Beaucoup de tumeurs du rein sont découvertes par hasard, lors d'une échographie ou d'un scanner réalisé pour un autre motif. Quand des signes apparaissent, ils peuvent inclure :

  • du sang dans les urines (hématurie)
  • une douleur du flanc ou du dos persistante
  • une masse perçue dans l'abdomen
  • plus rarement, une fatigue, une perte de poids ou une fièvre inexpliquées

La détection précoce d'une petite tumeur permet souvent un traitement mini-invasif efficace. C'est tout l'intérêt d'un bilan d'imagerie précis dès la découverte d'une anomalie rénale.

🩻 Le parcours diagnostic

Le diagnostic et le bilan d'une tumeur du rein reposent sur l'imagerie :

  • Uroscanner — examen de référence pour caractériser une masse rénale et explorer les voies urinaires
  • IRM — utile pour préciser certaines tumeurs ou en cas de contre-indication à l'injection iodée
  • Biopsie rénale percutanée — prélèvement guidé par l'image pour confirmer la nature de la tumeur

🎯 Qui peut bénéficier d'un traitement mini-invasif ?

  • Cancer du rein (carcinome à cellules claires) de petite taille, typiquement ≤ 4 cm (stade T1a), en alternative à la chirurgie
  • Patients fragiles, âgés ou à risque chirurgical, avec comorbidités
  • Patients ayant un rein unique ou une insuffisance rénale, où préserver le parenchyme est essentiel
  • Tumeurs rénales multiples ou récidivantes (ex. maladie de von Hippel-Lindau)
  • Tumeur bénigne symptomatique : angiomyolipome (embolisation possible)
  • Patients souhaitant une alternative moins invasive à la chirurgie
⚠️ L'indication est toujours posée en RCP d'onco-urologie, au cas par cas, selon la taille, la localisation et le type de tumeur.

🔧 Nos traitements du cancer du rein

❄️ Cryoablation

Technique de choix pour le rein : destruction par cycles de congélation (-40°C), avec une excellente visualisation de la « boule de glace » au scanner. Préserve le tissu rénal sain. En savoir plus →

🌡️ Radiofréquence / micro-ondes

Destruction par la chaleur des petites tumeurs rénales, guidée par scanner ou échographie. Alternative à la chirurgie pour les lésions accessibles. En savoir plus →

🩸 Embolisation rénale

Occlusion des vaisseaux nourrissant la tumeur : avant chirurgie pour réduire le saignement, ou pour traiter un angiomyolipome. En savoir plus →

🏥 Guidage Nexaris Angio-CT

Suite hybride associant angiographie et scanner photon-counting pour un guidage ultra-précis des gestes rénaux et une dosimétrie optimisée.

📊 Pourquoi l'ablation percutanée ?

≤ 4 cm
efficacité comparable à la chirurgie
Rein
fonction préservée au maximum
RCP
validation pluridisciplinaire

Pour les petites tumeurs rénales, l'ablation percutanée offre des résultats comparables à la chirurgie partielle, avec moins de complications, une hospitalisation plus courte et une meilleure préservation de la fonction rénale.

👥 Une équipe pluridisciplinaire

La prise en charge du cancer du rein à Cochin associe les radiologues interventionnels de Radiologie A et les équipes d'urologie et d'oncologie, au sein d'une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) d'onco-urologie où chaque dossier est discuté pour proposer la stratégie la plus adaptée.

L'équipe de radiologie interventionnelle est dirigée par le Pr A. Dohan, avec le Pr P. Soyer, le Dr M. Barat et le Dr G. Chassagnon, sous la responsabilité du chef de service, le Pr Marie-Pierre Revel.

🤝 La décision thérapeutique est toujours collégiale et personnalisée : elle tient compte de la tumeur, de votre état de santé et de vos préférences.

Questions fréquentes

L'ablation du rein remplace-t-elle la chirurgie ?
Pour les petites tumeurs du rein (≤ 4 cm), l'ablation percutanée offre une efficacité comparable à la chirurgie partielle, tout en préservant davantage le rein, avec une convalescence plus courte. L'indication est posée au cas par cas en RCP d'onco-urologie.
Pourquoi la cryoablation est-elle souvent choisie pour le rein ?
Au niveau du rein, la cryoablation permet de visualiser précisément la « boule de glace » au scanner pendant le geste, ce qui aide à protéger les structures voisines (uretère, intestin) et à bien couvrir la tumeur. La radiofréquence et les micro-ondes restent indiquées dans d'autres situations.
Faut-il une biopsie avant le traitement ?
Une biopsie rénale percutanée est souvent réalisée pour confirmer la nature de la tumeur, parfois dans le même temps que l'ablation. La majorité des tumeurs sont traitées en une seule séance, avec un suivi par imagerie pour vérifier l'absence de récidive.
Pourquoi Cochin est-il un centre de référence pour le cancer du rein ?
L'hôpital Cochin AP-HP réunit sur un même site l'imagerie diagnostique experte (uroscanner, IRM), la biopsie percutanée et l'ensemble des traitements mini-invasifs (cryoablation, radiofréquence, micro-ondes, embolisation), avec un plateau technique de pointe et une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) d'onco-urologie. Cette prise en charge complète, du diagnostic au traitement, en fait un centre de référence pour les tumeurs du rein.
L'ablation d'une tumeur du rein est-elle douloureuse ?
Le geste est réalisé sous anesthésie (générale ou locale avec sédation selon les cas), vous ne ressentez donc pas de douleur pendant l'intervention. Après le geste, une gêne ou des douleurs modérées sont possibles pendant quelques jours et sont soulagées par des antalgiques simples.
Combien de temps dure l'hospitalisation ?
L'ablation percutanée d'une tumeur du rein nécessite en général une hospitalisation courte, souvent d'une nuit. La reprise des activités est rapide, bien plus qu'après une chirurgie. Les modalités exactes vous sont précisées en consultation.
Quel suivi après le traitement d'une tumeur rénale ?
Un suivi régulier par imagerie (scanner ou IRM) est programmé pour vérifier l'efficacité du traitement et l'absence de récidive locale. Le rythme est défini avec votre urologue et l'équipe de radiologie, généralement plus rapproché la première année.
L'ablation préserve-t-elle la fonction du rein ?
Oui, c'est l'un de ses principaux atouts. L'ablation percutanée ne détruit que la tumeur et une petite marge de sécurité, en préservant le maximum de tissu rénal sain. Cela est particulièrement important chez les patients ayant un rein unique, une insuffisance rénale ou des tumeurs multiples.

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