📖 Centre de référence du cancer du rein — Cochin AP-HP
L'hôpital Cochin AP-HP est un centre de référence pour la prise en charge du cancer du rein, du diagnostic par imagerie jusqu'aux traitements mini-invasifs. Notre département de radiologie réunit, sur un même site, l'imagerie diagnostique experte (uroscanner, IRM, échographie) et les traitements percutanés guidés par l'image (ablation, biopsie, embolisation), avec un équipement de pointe — dont le Nexaris Angio-CT à scanner photon-counting.
Chaque dossier est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) d'onco-urologie, avec les équipes d'urologie, d'oncologie et de chirurgie. Pour les petites tumeurs, l'ablation percutanée offre une alternative à la chirurgie en préservant au maximum la fonction rénale. 100 % AP-HP, sans dépassement d'honoraires.
📚 Comprendre le cancer du rein
Le cancer du rein le plus fréquent est le carcinome à cellules rénales (dont le sous-type le plus courant est le carcinome à cellules claires). Il se développe le plus souvent après 50 ans et touche un peu plus les hommes que les femmes.
Beaucoup de tumeurs du rein sont découvertes par hasard, lors d'une échographie ou d'un scanner réalisé pour un autre motif. Quand des signes apparaissent, ils peuvent inclure :
- du sang dans les urines (hématurie)
- une douleur du flanc ou du dos persistante
- une masse perçue dans l'abdomen
- plus rarement, une fatigue, une perte de poids ou une fièvre inexpliquées
La détection précoce d'une petite tumeur permet souvent un traitement mini-invasif efficace. C'est tout l'intérêt d'un bilan d'imagerie précis dès la découverte d'une anomalie rénale.
🩻 Le parcours diagnostic
Le diagnostic et le bilan d'une tumeur du rein reposent sur l'imagerie :
- Uroscanner — examen de référence pour caractériser une masse rénale et explorer les voies urinaires
- IRM — utile pour préciser certaines tumeurs ou en cas de contre-indication à l'injection iodée
- Biopsie rénale percutanée — prélèvement guidé par l'image pour confirmer la nature de la tumeur
🎯 Qui peut bénéficier d'un traitement mini-invasif ?
- Cancer du rein (carcinome à cellules claires) de petite taille, typiquement ≤ 4 cm (stade T1a), en alternative à la chirurgie
- Patients fragiles, âgés ou à risque chirurgical, avec comorbidités
- Patients ayant un rein unique ou une insuffisance rénale, où préserver le parenchyme est essentiel
- Tumeurs rénales multiples ou récidivantes (ex. maladie de von Hippel-Lindau)
- Tumeur bénigne symptomatique : angiomyolipome (embolisation possible)
- Patients souhaitant une alternative moins invasive à la chirurgie
🔧 Nos traitements du cancer du rein
❄️ Cryoablation
Technique de choix pour le rein : destruction par cycles de congélation (-40°C), avec une excellente visualisation de la « boule de glace » au scanner. Préserve le tissu rénal sain. En savoir plus →
🌡️ Radiofréquence / micro-ondes
Destruction par la chaleur des petites tumeurs rénales, guidée par scanner ou échographie. Alternative à la chirurgie pour les lésions accessibles. En savoir plus →
🩸 Embolisation rénale
Occlusion des vaisseaux nourrissant la tumeur : avant chirurgie pour réduire le saignement, ou pour traiter un angiomyolipome. En savoir plus →
🏥 Guidage Nexaris Angio-CT
Suite hybride associant angiographie et scanner photon-counting pour un guidage ultra-précis des gestes rénaux et une dosimétrie optimisée.
📊 Pourquoi l'ablation percutanée ?
Pour les petites tumeurs rénales, l'ablation percutanée offre des résultats comparables à la chirurgie partielle, avec moins de complications, une hospitalisation plus courte et une meilleure préservation de la fonction rénale.
👥 Une équipe pluridisciplinaire
La prise en charge du cancer du rein à Cochin associe les radiologues interventionnels de Radiologie A et les équipes d'urologie et d'oncologie, au sein d'une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) d'onco-urologie où chaque dossier est discuté pour proposer la stratégie la plus adaptée.
L'équipe de radiologie interventionnelle est dirigée par le Pr A. Dohan, avec le Pr P. Soyer, le Dr M. Barat et le Dr G. Chassagnon, sous la responsabilité du chef de service, le Pr Marie-Pierre Revel.
